Le ciel d’octobre 2026
Les nuits s’allongent vite : au 1er octobre, la nuit noire dure 8 h 45 ; au 31, elle atteint 10 h 30. Et ce mois-ci, la Lune vous laisse onze nuits d’affilée. Voilà comment en tirer parti.
La fenêtre du mois : du 5 au 15 octobre
Onze nuits consécutives avec une Lune éclairée à moins de 30 %, dont cinq sous les 10 % du 8 au 12. Nouvelle Lune le 10 octobre à 17 h 50.
C’est là qu’il faut sortir le télescope sur les cibles faibles — nébuleuses diffuses, galaxies, tout ce qui demande du temps de pose. Après le 18, la Lune reprend le ciel : Premier quartier le 18 à 18 h 12, Pleine Lune le 26 à 5 h 11.
Les rendez-vous de la Lune
Trois matins de suite, en fin de nuit, le croissant descendant vient saluer trois objets différents :
- 5 octobre — la Lune à moins de 1° de Mars, toutes deux à plus de 40° de hauteur vers 6 h.
- 6 octobre — la Lune à 3° de Jupiter, vers 30° de hauteur.
- 7 octobre — la Lune à 1,6° de Régulus, l’étoile principale du Lion, plus bas sur l’horizon.
Et en fin de mois, le 24 octobre, la Lune passe à 5° de Saturne, cette fois en soirée.
Les planètes
Saturne est la planète du mois. Visible dès la tombée de la nuit, elle culmine à 41° — 1 h 49 au début du mois, 22 h 43 à la fin. C’est la cible planétaire idéale pour un télescope intelligent : haute, stable, et accessible à une heure raisonnable.
Jupiter se mérite davantage : elle se lève à 3 h 10 le 1er octobre, mais déjà à 0 h 37 le 31. Fin de nuit, mais elle revient.
Uranus et Neptune sont bien placées en soirée, à 13° et 31° de hauteur vers 22 h. De simples points colorés, mais à portée d’un Seestar en pose courte.
Deux pluies d’étoiles filantes, une bonne et une gâchée
Les Draconides, le 8 et le 9 octobre — c’est la bonne nouvelle du mois. Elles tombent en pleine nouvelle Lune, avec un ciel éclairé à 1 ou 3 %. Conditions parfaites. Essaim capricieux, peu actif certaines années, mais quand il se réveille il le fait fort. Et contrairement aux autres, les Draconides s’observent en début de nuit, pas au petit matin.
Les Orionides, le 21 et le 22 octobre — là, oubliez. La Lune est éclairée à 80 %, et elle ne se couche qu’à 3 h 36. Elle vous mangera tout. Si vous tenez à essayer, visez la dernière heure avant l’aube.
Les meilleures cibles du mois
Hauteurs calculées à 23 h, mi-octobre, pour le nord de la France :
| Cible | Hauteur |
|---|---|
| NGC 7635 — Bulle | 78° |
| Sh2-155 — Caverne | 78° |
| IC 1396 — Trompe d’éléphant | 77° |
| NGC 281 — Pacman | 71° |
| NGC 7000 — Amérique du Nord | 70° |
| M31 — Andromède | 69° |
| M33 — Triangle | 54° |
| M27 — Dumbbell | 47° |
| NGC 1499 — Californie | 34° |
| M45 — Pléiades | 28° |
Les quatre premières passent quasiment au zénith : c’est le moment de l’année où elles sont le plus faciles, avec un minimum d’atmosphère à traverser. Helix (NGC 7293) ne monte qu’à 19° depuis le nord de la France — faisable, mais réservez-la à une nuit parfaitement transparente.
À ne pas oublier
Le changement d’heure a lieu dans la nuit du 24 au 25 octobre. Vous gagnez une heure d’obscurité en temps civil : le 31 octobre, la nuit noire commence dès 19 h 14. Les soirées d’observation redeviennent compatibles avec une vie normale.
Ces hauteurs valent pour une latitude de 50° N. Depuis le sud de la France, tout monte de quelques degrés — et Helix devient nettement plus confortable. NightAstro recalcule tout pour votre position, votre horizon réel et votre instrument : ouvrez le planificateur et voyez ce qui est observable chez vous ce soir.